Partout en Europe, les grandes agglomérations mettent en place des Zones à Faibles Émissions (ZFE) ou zones environnementales, dans le but de réduire la pollution de l’air et d’améliorer la santé publique. Ces zones restreignent l’accès aux véhicules les plus polluants, en particulier dans les centres-villes. Si cette mesure soutient la transition écologique, elle soulève néanmoins des préoccupations sociales : pour de nombreuses personnes, une voiture reste le seul actif mobilisable, parfois indispensable pour se rendre au travail ou accéder aux services essentiels. En France, la réglementation évolue pour freiner l’extension des ZFE afin de limiter les risques d’exclusion sociale, suite à un projet de loi adopté dans ce sens en juin 2025. En Suisse, Genève a mis en place une mesure similaire : lors de pics de pollution, certaines catégories de véhicules ne peuvent plus circuler dans des zones définies et des rabais ou gratuités s’appliquent dans les transports publics.
Mais concentrer les efforts sur la mobilité ne suffit pas. Une source de pollution bien présente en ville est souvent oubliée : le chauffage. Avec plus de 50% des installations fonctionnant encore au mazout ou au gaz, il représente une part importante des émissions de particules fines. Aujourd’hui, il est urgent de découvrir des solutions concrètes pour optimiser la production de chaleur et réduire son impact environnemental.
En hiver, la part de la pollution particulaire due au chauffage dans les centres urbains augmente à mesure que les températures extérieures baissent. Les chaudières anciennes, encore majoritairement alimentées au mazout, continuent de polluer l’atmosphère des villes et à l’intérieur des logements et autres espaces des bâtiments, tels que les combles et les locaux techniques. Un autre producteur de chaleur est également en cause dans la pollution aux particules fines : le bois. En effet, malgré une mise en avant comme source de chaleur renouvelable, sa combustion a un impact non-négligeable en terme d’émissions de PM10. Cependant, une exploitation optimale de ces chaudières et des filtres appropriés, dans le cas de grandes installations, peuvent permettre d’en limiter l’impact.
Le fonctionnement de ces différents systèmes, souvent mal régulés, entraîne une consommation excessive d’énergie et des rejets nocifs dans l’air. Résultat : un effet direct sur la santé, une augmentation des émissions et une hausse de la facture énergétique.
Les foyers les plus modestes, souvent contraints de vivre dans des bâtiments anciens et mal isolés, subissent de plein fouet les coûts de chauffage. Les pertes de chaleur par les murs, les fenêtres ou les toitures sont importantes, et la consommation énergétique grimpe, tout comme la pollution ambiante.
Dans ces contextes, différentes actions structurelles et au quotidien peuvent permettre d’améliorer la situation : isoler les bâtiments et les rénover, entretenir les systèmes de chauffage annuellement, ajuster la température des radiateurs avec des vannes thermostatiques, ou adopter des astuces pour réduire le froid dans chaque pièce de la maison. Malgré cela, une rénovation à grande échelle du parc immobilier est nécessaire pour le rendre plus efficient, ces actions du quotidien ne pouvant remplacer une isolation efficace et une chaudière performante. Aujourd’hui, les cantons agissent déjà pour augmenter leur taux de rénovation, avec par exemple l'objectif annoncé début 2025 par le Canton de Vaud de passer de 1% à 3%.
La rénovation du parc immobilier suisse prendrait plus d’une cinquantaine d’années, en raison du manque de main d’œuvre qualifiée dans le domaine et de l’importance des travaux à effectuer. Malgré cela, il est dès aujourd’hui possible d’agir pour la transition énergétique des chauffages en optimisant leur fonctionnement. Une technologie telle que notre solution intelligente de gestion des chauffages permet de réaliser des économies sans devoir entreprendre de lourds travaux. En optimisant le fonctionnement d’une chaudière, il devient possible de réguler automatiquement les températures intérieures en fonction des données météo, de l’inertie thermique du bâtiment et des usages réels.
Par exemple, si la température extérieure a baissé brusquement, mais que le bâtiment conserve bien la chaleur, il est inutile de sur-solliciter la chaudière. En réglant intelligemment la régulation, on peut réduire la consommation d’énergie, stabiliser le circuit de chauffe et prolonger la durée de vie des équipements.
L’optimisation énergétique permet ainsi d’économiser de l’énergie, de limiter la pollution, et d’offrir un meilleur confort. Tout cela en réduisant les coûts liés au chauffage.
Malgré les politiques d’élimination progressive, le mazout et le gaz restent très présents dans les bâtiments suisses. Ces combustibles sont non seulement polluants, mais aussi coûteux à long terme. Ils génèrent des émissions continues et demandent un entretien régulier.
Changer complètement de système peut être difficile à court terme, mais il est tout à fait possible de commencer par optimiser l’existant. Cela permet de réduire rapidement la pollution liée à l’installation et l’énergie consommée, avant de passer à une solution encore plus performante lors du remplacement de chaudière.
Les ZFE ont pour but de protéger la santé des habitants, mais les mesures de réduction de la pollution doivent aussi prendre en compte les autres sources majeures de pollution, comme le chauffage. En ciblant à la fois les véhicules et les systèmes fixes comme les chaudières, on peut agir de façon plus globale et plus équitable. De plus, les politiques publiques doivent s’orienter vers des mesures d’accompagnement pour les propriétaires et entreprises, afin de soutenir la transition énergétique et d’en limiter les impacts sociaux.
Il est essentiel de permettre aux particuliers, entreprises et collectivités d’agir dès maintenant pour la transition énergétique, chacun·e à leur échelle. Des thématiques telles que la gestion du chauffage ouvrent la discussion sur la mise en œuvre de la transition. En s’engageant pour la sobriété énergétique, il devient possible de faire des économies, de préserver l’environnement, et d’améliorer la qualité de vie, tout en répondant à l’urgence climatique.
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